La chandeleur : est une fête d'origine latine et païenne (la festa candelarum ou fête des chandelles). La coutume consistait à allumer des cierges à minuit comme symbole de purification.

La Chandeleur est associée aux crêpes. Le pape Gélase Ier aurait fait distribuer des crêpes aux pèlerins qui arrivaient à Rome. La forme ronde et dorée rappellerait le disque solaire, évoquant le retour du printemps après l’hiver sombre et froid.

En réalité la chandeleur correspond à la présentation de Jésus au Temple (40 jours après Noël).

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Présentation de Jésus au Temple Rembrandt 1631

Actuellement, les termes religieux perdent de leur signification. Ainsi on ne connaït plus le mot véniel.
On nomme péché véniel, par opposition au péché mortel, un péché qui, « n’étant pas, lui, contraire à la charité, ne la fait pas perdre, ni les autres vertus non plus».
Selon Thomas d'Aquin (question 77 de la Somme théologique), un péché peut être dit véniel à plusieurs titres :

  1. lorsqu’il a en lui une cause qui diminue le péché ; ainsi, le péché d’ignorance et le péché de faiblesse sont dits véniels
  2. en raison de ce qui le suit : par la pénitence toute faute peut devenir vénielle, c’est-à-dire obtenir le pardon 
  3. à cause de son genre : les paroles oiseuses par exemple. C’est seulement dans ce dernier sens que véniel s’oppose à mortel, alors que l’objection est fondée sur le premier sens.

La liste des péchés capitaux est aussi oubliée.

Les péchés capitaux

La liste est citée par Thomas d'Aquin dans sa Somme théologique (question 84, Prima secundae) au xiiie siècle. Ce sont plutôt des vices, c'est-à-dire des tendances à commettre certains péchés.

  1. l'acédie (Acedia) :  ce terme disparu du langage courant est défini comme « une forme de dépression due au relâchement de l'ascèse ». Il s'agit de paresse morale. C'est un mal de l'âme qui s'exprime par l'ennui, l'éloignement de la prière, de la pénitence, de la lecture spirituelle. Son démon est Belphégor;
  2. l'orgueil (Superbia) : attribution à ses propres mérites de qualités vues comme des dons de Dieu (intelligence, etc.). Son démon est Lucifer;
  3. la gourmandise (Gula en latin) : on devrait dire gloutonnerie qui implique davantage l'idée de démesure et d'aveuglement. Dans d'autres langues ce péché n'est pas désigné par un mot signifiant « gourmandise » (gluttony en anglais, par exemple) Son démon est Belzébuth; Gourmandise                                                                                
  4. la luxure (Luxuria) : plaisir sexuel recherché pour lui-même. Ce péché est aussi appelé impureté dans le catéchisme de l'Église catholique. Son démon est Asmodée;
  5. l'avarice (Avaritia ) : accumulation des richesses recherchée pour elle-même. Son démon est Mammon;
  6. la colère (Ira) : courte folie déjà pour les Anciens, entraînant parfois des actes regrettables. Son démon est Satan;
  7. l'envie (Invidia) : la tristesse ressentie face à la possession par autrui d'un bien, et la volonté de se l'approprier par tout moyen et à tout prix (à ne pas confondre avec la jalousie). Son démon est Léviathan.

 

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Les sept péchés capitaux de Jérôme Bosch (1485)