Le 11/11 1918 à 11 heures l'armistice met fin à la guerre 14-18. Pendant les 15 jours qui précèdent cette date, tout le monde en Angleterre porte un coquelicot en papier à la boutonnière. On l'achète dans n'importe quel magasin. Le bénéfice va directement aux survivants et aux veuves de guerre. (C'est organisé par la Légion Britannique).
Match             Coquelicot

Le coquelicot fut remarqué au début du 20e siècle car les sols de la France et de la Belgique étaient devenus riches en calcaire à cause des décombres de la Première Guerre mondiale. Les petites fleurs rouges fleurissaient autour des tombes des soldats.

En 1915, John McCrae qui servit à titre de médecin dans l’Artillerie des Forces canadiennes, immortalisa ce phénomène dans son célèbre poème In Flanders Fields.

          In Flanders fields the poppies grow
          Between the crosses, row on row
          That mark our place:  and in the sky
          The larks still bravely singing, fly
          Scarce heard amid the guns below.

          We are the Dead.  Short days ago
          We lived, felt dawn, saw sunset glow,
          Loved, and were loved, and now we lie
          In Flanders fields.

          Take up our quarrel with the foe:
          To you from failing hands we throw
          The Torch:  be yours to hold it high!
          If ye break faith with us who die
          We shall not sleep, though poppies grow
          In Flanders fields.

           John McCrae

Deux jours avant l’Armistice, Moina Michael, une Américaine d’Athens, en Géorgie, lut le poème de McCrae et eut l’idée de porter un coquelicot durant toute l’année en souvenir de ceux qui étaient morts à la guerre.
En 1920, une Française, Madame E. Guérin, se rendit aux États-Unis et rencontra Mademoiselle Michael qui était bénévole au YMCA, à l’Université Columbia. Elle décida de vendre des coquelicots faits à la main au cours de la période de l’anniversaire de l’Armistice afin d’amasser des fonds pour les enfants des pays qui avaient été ravagés par la guerre en Europe.
En 1921, le feld-maréchal Earl Haig, commandant des armées britanniques en France et en Belgique et principal fondateur de la Légion britannique, entendit parler de l’idée de madame Guérin et encouragea l’organisation du British Poppy Day Appeal par la Légion en vue d’amasser des fonds pour les anciens combattants pauvres et invalides.

C'est ainsi que ce week-end, on pouvait voir tous les entraîneurs anglais arborer un coquelicot à la boutonnière.